kill the upperground

depuis la nuit des temps (milieu des années 80) il y a un usage carcéral de l’underground. parce qu’en dehors la musique apparaît comme quelque chose de trop clair, de trop évident, sans mystère et sans opacité, un amas d’agitation, de contrats pub et d’articles télérama. dans l’ordre que vous voulez. quelque chose d’insignifiant. tellement proche d’une intégrité qui s’échappe.

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l’explosion myspace a fait croire à la naissance du branchstream genre ladyhawke & ebony bones : sous-culture branchée et succès mainstream dixit technikart. en même temps que voxpop cite mgmt : il se pourrait même qu’on nous fasse remplir des fiches signalétiques de ce que l’on aime pour déterminer le genre de musique qu’il nous faut. tout semble mis sur le même plan. des samples, des refrains, des instantanés. voilà ce à quoi vous vous raccrochez. de la musique prise sur le vif, mise bout à bout. on effleure plus qu’on n’écoute vraiment. l’upperground, une sensation d’inachèvement.

~ par kb le 12 février 2009.