avec ça t’auras six bastos

•17 juin 2009 • Commentaires Fermés

pas berlin mais rome en septembre. un départ qui se passe de motifs : on croit faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait. (ai-je raconté l’histoire du garçon qui ne voulait pas revenir?)

california dreamin'

envie de fermer ma gueule quelques temps. rapport à la précarité deux-mille neuf. en juin mon nom traîne dans des affaires louches. commence l’art difficile de rester six pieds sur terre. de faire comme si tout était possible, avant de sombrer. parce que demain on ne sait pas, on ne sait pas.

nietzsche la police

•26 mai 2009 • Commentaires Fermés

le patriotisme constitutionnel au sein de l’union européenne. m’aurait-on chuchoté je t’aime à l’oreille qu’on n’aurait provoqué plus intense dévastation de l’âme. devant la copie, rien. sauf l’envie soudaine de regarder canal sat family. c’est en sortant d’examens que j’ai crié. nietzsche la police!

jourdenuit

matériel cheap et portable. caméra dv. laptop. appareil photo diana f+. brûlons elvis et john wayne et la génération demis roussos époque lunettes triple foyer. avec nos poings en grève, carlton banks et moi annonçons notre propre twenty show.

bonus / drugstore tv épisode 2.0 ++ drugstore tv épisode 3.0.

du lsd pour les gosses

•17 mai 2009 • Commentaires Fermés

jusque là mon histoire était simple. c’était celle d’un type plein d’idéaux. mais qui a dit que je ramenais tout à moi, enfoiré.

jourdenuitportraits

la perspective de performances ridicules aux examens angoisse moins que l’énième menace d’interdiction bancaire x43. (à quand une lettre d’amour décente. le facteur n’est pas passé. il ne passera jamais). en mai il y a du scoop, du sinistre, du choquant. de la violence en héritage. mais les doutes, l’insécurité et les hurlements sous la douche ça ne se publie pas plus que la poésie depuis auschwitz. cher journal, reste-t-il quelqu’un à qui j’aimerais dire je voudrais que tu sois là, un samedi soir, les mains tremblantes et la peau pâle? je m’interroge. nous sommes le dix-sept mai, c’est l’enfer puisque j’y suis.

adolescent fluorescent

•8 mai 2009 • Commentaires Fermés

deux jours à londres au prix d’un double smic. ai traîné dans les clubs gay de la ville (on est parti dans la vie avec les conseils des parents. ils n’ont pas tenu devant l’existence). concert ed banger/dj mehdi. sur scène pedro winter encombre avec vanité les platines avec lesquelles autrefois on faisait de la musique.

london we go hard

retour à paris. lorsque j’ai ouvert la lettre d’interdiction d’examen, j’ai vu ma scolarité entière défiler devant mes yeux. c’était tellement ennuyeux que j’ai failli m’endormir avant la fin.

live and undrugged / joyful rebellion

•19 avril 2009 • Commentaires Fermés

seize heures trente au grand palais. pas une exposition sur le tag mais la mise en valeur d’une collection de signatures du milieu (celle d’alain-dominique gallizia, ndlr). télérama vous ment : le graffiti est dans la rue. dès qu’il prend forme sur une toile ce n’est plus du graffiti, c’est autre chose.

fuck-the-police

bonus / l’album funky du mois

cassettes won’t listen

•12 avril 2009 • Commentaires Fermés

paris vingt-trois heures trente sept. un quartier de barbus et/ou de filles à franges. à la big bang gang party le fils caché de prince et sheila version l’école est finie anime le (presque) dernier repère où se danse le mia. dans l’est parisien les gens se suicident socialement.

auré from paris

dans la lutte anti-névroses new age, boucles d’or et moi prônons l’amateurisme. (le courage de mal faire personne ne l’a jamais). avons donc décidé d’agir autrement qu’avec un tshirt born to be alive aux réunions des suicidaires chroniques (une huit-six tatouée au creux des reins) : bientôt dans les rues de paris les stickers des nouveaux activistes de l’art posthume promus par la peltag & aleksi cavaillez réunis notre kgb du style/notre stasi du look à nous. s’en revendique qui veut. en jeu : une cassette raggasonic deux titres vintage ‘96.

underground entièrement

•6 avril 2009 • Commentaires Fermés

il s’est agi de se fondre dans un corps sans le moindre remords. être tous ces bouvard et tous ces pécuchet qui ont lu tous les livres. écouté tous les disques. qui savent tout de n’importe quel reich comme des paroles de run dmc. culture ouvragée. style outrageant. intérieur ravagé. prenez moi et mes sentiments low cost.

rose à credit

quelque chose de l’ordre de la vitabilité : quarante-huit heures dans les cafés et les soirées à serrer des mains et faire des sourires. en fait underground entièrement. frôler le désastre en toute insouciance. dormir sous les astres en pleine solitude. abandonner la ville en toutes circonstances. rejoindre le vide en toute certitude.

cauchemar deux mille huit cent treize

•30 mars 2009 • Commentaires Fermés

entre lui et moi il n’y a pas de natures plus opposées. moins conformes en désirs et en directions de l’esprit. pas le moindre argument. aucune communauté de sentiments ni d’idées. quelque chose qui n’est ni fraternité, ni affections communes ou complémentaires, ni rien qui soit du domaine de l’indicible.

careful where you stand

seulement une lettre expédiée d’une prison. (on ne manie pas le grand banditisme sans un minimum de discipline). trois pages pleines d’une écriture italique extraordinairement régulière et calme. pour demander pardon il m’interroge : de quoi avons-nous l’air depuis ces années en enfer passées à s’oublier. une lettre qui a tout d’une opération clandestine de sabotage d’une journée sans désastre.

casablanca driver

•24 mars 2009 • Commentaires Fermés

sur un ring, pourquoi faire? la réponse : thriller in manila répond la voix de la sagesse a.k.a cassius clay. à vingt deux heures cinquante-cinq il y a des lois, il y a une justice en france sur canal.

l’amour et la violence

•13 mars 2009 • Commentaires Fermés

chaque année trois lignes rubrique nécrologique d’un grand magazine littéraire style le parisien – aujourd’hui en france. rapport au treize mars deux-mille sept.

and-miles-to-go

le genre de date qui vous ramène à qui vous êtes vraiment. après c’est lost in translation. plus no more no more que hit the road jack.